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  PROVINCIA AUTONOMA DI TRENTO  - Servizio Emigrazione e Solidarietà internazionale
  Guida pratica per i trentini all'estero
 







 

Indice Guida

LES CRITERES ESSENTIELS REGISSANT
 L’ATTRIBUTION ET LA REACQUISITION
 
DE LA NATIONALITE ITALIENNE

 

 

q  Tout individu né de père ou de mère italiens acquière la nationalité italienne par filiation, c’est-à-dire indépendamment de son lieu de naissance (on parle dans ce cas de nationalité iure sanguinis, i.e. par droit du sang). N’oublions pas pourtant que la nationalité en ligne maternelle n’est reconnue qu’aux citoyens nés après le 1er janvier 1948 (date d’entrée en vigueur de la Constitution de la République italienne), alors que la nationalité italienne en ligne paternelle se transmet sans limites de temps ni de génération, pour autant qu’elle n’ait jamais subi d’interruption par perte ou par renonciation de la part du père, avant la naissance des enfants ou avant leur majorité, c’est-à-dire l’âge de 18 ans (21 ans pour les personnes nées avant l’entrée en vigueur de la loi n. 151 du 19 mai 1975).

 

q  Dans bien des pays, surtout ceux de l’Amérique Latine ou ceux de tradition anglo-saxonne, la nationalité est attribuée en fonction du lieu de naissance de l’individu (nationalité iure soli, ou "droit du sol"), indépendamment de la nationalité de ses parents. Dans ce cas, les citoyens peuvent donc jouir de la double nationalité.

 

q  Tout étranger dont le père, la mère, le grand-père ou la grande-mère étaient de nationalité italienne par filiation, peut devenir italien :

a) s’il fait son service militaire pour l’Etat italien et déclare préalablement vouloir acquérir la nationalité italienne

b) s’il remplit une fonction publique pour l’Etat italien, y compris à l’étranger, et déclare vouloir acquérir la nationalité italienne

c) si, dès sa majorité (18 ans), il réside régulièrement en Italie depuis au moins deux ans et déclare - avant l’âge de 19 ans - vouloir acquérir la nationalité italienne.

 

q  La nationalité italienne peut être octroyée par décret du Président de la République :

a) à tout étranger dont le père, la mère, le grand-père ou la grande-mère étaient de nationalité italienne par filiation ou qui est né en Italie. Dans les deux cas, il doit résider en Italie depuis au moins trois ans ;

b) à tout citoyen d’un Etat membre de l’Union européenne, s’il réside en Italie depuis au moins quatre ans ;

c) à tout étranger qui réside en Italie depuis au moins dix ans.

 

q  Le conjoint étranger d’un Italien peut acquérir la nationalité italienne lorsqu’il réside en Italie depuis au moins six mois, ou bien trois ans après la date de son mariage.

En cas de divorce ou de séparation de corps, ce droit lui est refusé. L’attribution de la nationalité par mariage est autorisée par arrêté du Ministre de l’Intérieur, sur la demande de la personne directement concernée qui est censée s’adresser au Consulat italien, si elle réside à l’étranger, ou bien au Préfet compétent, si elle réside régulièrement en Italie (au Trentin, le Préfet est remplacé par le "Commissaire au gouvernement" chargé de la Province de Trente)

 

q  Tout citoyen italien qui possède, acquière ou réacquière la nationalité d’un autre Etat, conserve sa nationalité italienne, sauf s’il y renonce explicitement, pourvu qu’il réside à l’étranger.

La double nationalité est autorisée par la loi italienne, mais l’individu à double nationalité doit tenir compte également de la loi du pays dont il est ou veut devenir citoyen, étant donné les conflits qui peuvent surgir entre les droits des deux pays concernés. Pour un certain nombre de pays, par exemple, l’octroi de la citoyenneté dépend directement de la renonciation à la nationalité du pays d’origine ; dans d’autres, la nouvelle acquisition de la nationalité italienne entraîne automatiquement la perte de la nationalité étrangère.

 

q  Tout individu ayant perdu sa nationalité peut l’acquérir à nouveau :

a) s’il fait son service militaire pour l’Etat italien et, avant qu’il ne commence, déclare vouloir acquérir à nouveau la nationalité italienne

b) si, avant ou après avoir décidé d’occuper un emploi dans la fonction publique en Italie, mais aussi à l’étranger, déclare vouloir acquérir à nouveau la nationalité italienne

c) s’il déclare vouloir l’acquérir à nouveau et établit sa résidence en Italie dans l’année suivant cette déclaration (réattribution sur demande)

d) un an après avoir fixé sa résidence en Italie, sauf s’il y renonce explicitement (réattribution automatique).

 

q  Toute femme qui, avant l’entrée en vigueur de la loi n. 151 du 19 mai 1975 (loi de réforme du droit de famille, ayant introduit le principe d’égalité entre hommes et femmes dans les rapports familiaux) aurait perdu sa nationalité italienne par mariage avec un étranger ou par changement de nationalité de son mari, peut l’acquérir à nouveau par volonté déclarée auprès du Consulat italien compétent ou de la Commune italienne où elle réside.

Il y a lieu de préciser que, dans un tel cas, la réattribution de la nationalité est rétroactive, tout comme si cette femme n’avait jamais perdu sa citoyenneté italienne. La conséquence en est que même les enfants nés avant la date de sa déclaration de réattribution de la nationalité deviennent italiens par filiation. N’oublions pas pourtant que l’attribution de la nationalité en ligne maternelle n’est reconnue qu’aux individus nés après le 1er janvier 1948.

 

q  Tout individu né et résidant autrefois dans les anciens territoires de l’empire des Habsbourg, devenus aujourd’hui provinces d’Italie, et qui aurait émigré avant le 16 juillet 1920, ainsi que tout descendant de sa famille, se voit reconnaître la nationalité italienne si, dans les cinq années qui suivent l’entrée en vigueur de la loi n. 379 du 14 décembre 2000, il livre une déclaration de volonté auprès de l’officier de l’état civil de la Commune italienne où il réside, ou devant l’autorité diplomatique ou consulaire de son lieu de résidence à l’étranger.

 

 

 

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